Les alliances de goûts, les accords parfaits. Le stilton au porto avec un ratafia de champagne. La figue fraîche et sucrée, humide, sur un morceau généreux de foie gras. La tomate mûrie au soleil et le basilic qui a poussé sous son ombre. L’orange et le clou de girofle.

La gelée de coings et un chocolat chaud onctueux et puissant.

 

L’un comme l’autre sont délicieux seuls, mais ensemble, c’est une histoire d’amour qui se joue sous nos yeux, où les saveurs fusionnent pour devenir un tout supérieur à la somme des deux.

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Pour la recette du chocolat chaud je vous renvoie sans vergogne à la mienne. Pour la recette de la gelée de coings, je fais en revanche appel aux nombreuses expériences de ma mère dont voici l’aboutissement.

 

Gelée de coings

Quantité de pots dépendante du poids du liquide obtenu en cuisson. Les quantités d’ingrédients dépendent également de ce poids.

Choisir 10 à 12 coings pas trop énormes et bien jaunes, sans trace de verdeur. Les brosser sous l’eau courante pour retirer le duvet.

Les couper en 2 sur une planche.

Enlever les pépins noirs du centre ainsi que les deux extrêmités noires du haut et du bas.

Réserver tous ces pépins dans une petite gaze ou un filtre à thé.

Mettre les fruits et les pépins dans une bassine et recouvrir d’eau + 2 cm supplémentaires.

Faire cuire à feu moyen pendant 30 minutes.

Retirer les pépins, les jeter.
 

Avec une écumoire, enlever les fruits du liquide. Peser l’eau qui reste. Remettre dans la bassine avec 800g de sucre pour 1 kilo de liquide. Remettre les coings une fois que le sucre est fondu.

Faire cuire ¾ heure à feu doux jusqu’à ce que le liquide atteigne une couleur ambrée. Posé sur une assiette froide, la gelée doit prendre.

Retirer les coings que l’on peut garder en coings confits (délicieux en clafoutis avec des pêches ou des poires).

 

Mettre en pots ébouillantés et les retourner tout de suite.

La gelée aura pris dans la nuit.

Sur une brioche, c’est un moment divin.